Un géant à l'allure de chauffeur de diligence ?
Difficile de le confondre avec un autre : Arnaud Rebotini, compositeur de musique de films, est monté sur la scène du TAP de Poitiers ce lundi 3 décembre, accompagné du grand réalisateur Robin Campillo, afin de parler de leur collaboration, et en particulier sur leur dernière œuvre, ayant remporté le grand prix du festival de cannes en 2017 : 120 battements par minute.
Rebotini fut d'abord compositeur et DJ, se produisant dans des bars gays en particulier, et en pratiquant principalement le style house: des musiques électroniques assez douces et rythmées (scènes que l'on peut d'ailleurs retrouver dans leur film 120 bpm). Selon Campillo, il est difficile de trouver un compositeur avec lequel on se comprend bien, afin de réellement travailler en symbiose. En effet, entre un réalisateur et un compositeur, il s'agit d'un travail collectif très important, afin que le compositeur arrive à un résultat des plus satisfaisant pour son réalisateur. C'est pourquoi Campillo est très heureux d'avoir rencontré Rebotini. Il ajoute qu'il compte bien rester en contact avec lui en vue d'éventuels futurs projets.
Ce débat a été très intéressant, Rebotini nous a expliqué qu'il fournissait ses musiques en multipiste à Campillo, et que c'est ce dernier qui s'occupait du mix: ce point m'a étonné et j'aurais aimé qu'ils l'éclairent d'avantage. Campillo s'est qualifié de "musicien refoulé" à plusieurs reprises, ce qui expliquerait son plaisir à s'occuper de la structuration de la musique dans son film.
Nous aurions bien apprécié des détails supplémentaires sur le travail individuel de chacun de ces deux grands personnages du cinéma français.

 

Rebotini,
est à la musique,
ce qu'un bikini
est à une fille fantastique
quelques soirées
dans les clubs gays,
et un réal,
toujours aux aguets,
pour former
un duo super,
qui va filmer
des seropo en colère
ce qui lui vaut,
un césar gagné,
alors bravo,
il est mérité

Thésée