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CVL 2019
Nous vous présentons les nouveaux membres du CVL pour l'année 2019/2020 ( dont Jerroudi Faiza BTSPME2 absente sur la photo).
Ciné Clic, ça repart !

Alfa Ndiaye, tirailleur sénégalais, et son plus que frère Mademba Diop , sont jetés comme des millions d'autres soldats dans la furie et la folie de la Première Guerre mondiale. Loin de leur village de Gandiol, loin de leurs amis et de leurs coutumes, ils se battent dans la boue et affrontent les obus. Mais lorsque Mademba, le courageux Mademba, est blessé, les tripes à l'air, Alfa n'a pas le courage d'achever son ami qui le supplie d'abréger ses souffrances. Mademba meurt, une main dans celle de son ami de toujours, l'autre recroquevillée sur ses intestins. A partir de cet instant, Alfa n'est plus le même. Gagné par la folie, il devient un "dëmm", un sorcier, celui qui dévore les âmes et qui vous mange de l'intérieur. 
David Diop, dans ce récit à la première personne, nous fait partager le choc et l'horreur de la guerre, la folie d'une guerre d'usine qui emporte la raison des hommes. Alfa, tel un vengeur sacré, est celui qui survit toujours, quoiqu'il arrive. Porté par sa déraison, la sauvagerie l'emporte sur sa condition d'homme et fait peur à ses camarades de misère. le dëmm, c'est lui. La mort, il la porte en lui. Pourtant, elle est partout la mort. Quelle est la légitimité de la violence moderne face à la sienne ? La guerre n'est-elle pas celle qui la conduit dans sa propre folie ?
A travers une voix incantatoire, au fil d'un mantra lancinant "par la vérité de Dieu", nous suivons la dérive confessée de ce soldat déraciné qui nous fait partager ses souvenirs d'enfance, là-bas, au Sénégal. "Frère d'âme", c'est celui qu'il porte en lui depuis que Mademba, son plus que frère, est mort sur une terre à personne.
Le style est simple, presque naïf. Le récit est poignant bien sûr, totalement humaniste. Pourtant, ce roman dont le thème de la Grande Guerre et de ses victimes traumatisées ne pouvait que me séduire, ne m'a pas touchée. Moi qui suis souvent emballée par les Goncourts lycéens, je suis restée uniquement spectatrice de ce récit à la fois candide et halluciné. J'ose même dire qu'il m'a souvent ennuyée.

Petite déception.

 

SR