La dernière vie de Simon est un film fantastique de Léo Karmann que nous avons vu en avant-première. C’est l’histoire de Simon, un orphelin de 8 ans qui dispose d’un pouvoir secret. Et si son pouvoir lui permettait enfin d’accomplir son rêve : trouver une famille ?

Ce projet a mis 8 ans a aboutir depuis la première ligne de synopsis jusqu’à sa finition. La raison de cette longue attente est due principalement à des difficultés de production. En effet, ce film n’a pas les caractéristiques d’un film habituellement produit en France. Le réalisateur raconte qu’on lui aurait même dit « le scénario est super, on l’aurait prit si le réal était coréen ». D’ailleurs le cinéma Coréen mélange les genres, tout comme dans La dernière vie de Simon où nous passons par toutes les émotions. Il déplore que des films du genre fantastique qu’il apprécie ne puissent pas être produits facilement en France et que malgré le fait que de grandes écoles se trouvent ici, les réalisateurs ayant des envies de fantastique doivent souvent aller dans un autre pays. Il fait remarquer le paradoxe entre ce que les producteurs veulent produire et ce que les techniciens et les spectateurs veulent voir et créer. Ce long métrage honore les films de Steven Spielberg avec de nombreuses références comme la musique composée par Erwann Chandon. Cette musique participe à l’ambiance fantastique du film tout comme les décors avec la maison perdue entre forêts et falaises. Ce film a pour principale thématique l’adolescence, l’envie d’être quelqu’un d’autre et donc la difficulté de se trouver soi-même. Les performances des acteurs ont retenu notre attention car ils sont plusieurs a interpréter le même personnage, Simon, et pourtant ils réussissent à garder une continuité au niveau du jeu.
C’est donc pour ces raisons que nous avons beaucoup aimé ce film et c’est sans surprise que nous vous conseillons de vous rendre dans les salles de cinéma pour le voir, la sortie est prévue pour le 5 février 2020...

Anouk et Manon

 

Patrick Imbert est un réalisateur de films d'animation, qui a reçu un César en 2018 pour le film Le Grand Méchant Renard.

Partick Imbert (photographie : Valentin)


Ce mercredi 3 décembre, nous avons eu la chance de découvrir cet homme et ce métier lors d'une Masterclass.
Après avoir étudié à l'école Les Gobelins, Imbert a travaillé avec Benjamin Renner, sur la réalisation de Ernest et Célestine qui raconte l'amitié entre une souris et un ours… démontrant que différentes classes sociales peuvent cohabiter.
Nous avons aussi appris que le processus de création d'un film d'animation est extrêmement long (environ 2 ans) : Patrick Imbert a même arrêté de compter le temps dans ses projets.
La rencontre avec ce grand professionnel a été l’un des grands moments du festival : sans nul doute, des vocations sont nées aujourd’hui !

Corentin, Antoine, Yassine et Albert

Le Cerf-volant est un court métrage d’animation de 13 minutes réalisé par Martin Smatana en 2019 en République Tchèque.

Une particularité du film est qu’il ne contient aucune parole, les émotions et les échanges sont donc suggérées par des actions et des expressions faciales ( sans oublier le symbolisme). L’esthétique est également primordiale : l’animation est en stop-motion, les décors sont extrêmement beaux, avec un univers visuel particulier et agréable à l’œil. Les couleurs douces nous ramènent à une thématique simple et naïve de l’enfance, s’accordant avec le point de vue du film, par l’intermédiaire du petit garçon. De cette même façon, la forme et le fond ne cessent d’être en adéquation. La forme prend le rôle d’une métaphore du fond, notamment dans le choix du design des personnages. L’idée d’un être composé de plusieurs couches est un bon moyen de symboliser un concept abstrait assez complexe. On voit à travers le film les quatre saisons de façon à exprimer le temps qui passe. Elles sont représentées de manière très visuelle, simple, que même un enfant comprendrait, une approche presque plus ludique au concept de temps et de vieillissement, qui est abstrait pour un enfant si jeune. Il a un lien très fort avec son grand-père, représenté par le cerf-volant que lui a offert ce dernier. Au long du film la santé du grand-père se détériore, son état étant annoncé par les couches qui le composent s’envolant les unes après les autres. La mort arrive lorsque la dernière couche s’envole. Ils sont réunis une dernière fois, par le biais de ce lien, le cerf-volant, les unissant à nouveau dans le ciel, parmi les nuages. Ce sont les objets et les souvenirs, témoins du lien avec une personne, qui nous unissent avec elle, même dans la mort. C’est ici le rôle du cerf-volant. L’enfant redescend cependant, comme on se réveille doucement d’un rêve, rappel au ton onirique du film. Le cerf volant est un film touchant avec une dimension poétique, parlant aux publics de tout âge. Il traite avec justesse, émotion et respect du sujet sensible de la mort, sans même prononcer le moindre mot.

Audrey et Madeleine

 

 

Qu'est-ce que le Poitiers Film Festival, que les élèves d'option de spécialité cinéma de Rotrou découvrent cette semaine ?

Cette manifestation nous propose une sélection internationale de courts-métrages réalisés par les différentes grandes écoles de cinéma du monde entier. Mais il y a également des longs-métrages passionnants tels que Vincent n'a pas d'écailles de Thomas Salvador ou La Dernière Vie de Simon de Léo Karmann.


Photographie : Yassine D.

Le point fort de ce festival est aussi qu'il propose des avant-premières au moins un an avant la sortie des films. Chaque année, le festival se centre sur un pays en particulier, notamment cette année il nous emmène en Inde.
Nous sommes arrivés samedi soir à l'hôtel du Parc, à côté de Futuroscope. Le programme est très chargé cette semaine ! Avec plus d'une quinzaine de courts-métrages par jour ainsi que plusieurs films et conférences/master classes sur les métiers du cinéma. Nous entamons de longues marches dans la ville entre les cinémas, le théâtre, le restaurant universitaire. Les journées sont chargées, fatigantes mais riches en culture artistique. Cette (bonne) fatigue se fait déjà ressentir mais nous sommes heureux d'être là, et à travers le festival, nous représentons notre cher lycée Rotrou. Nous sommes le lycée de France le plus impliqué dans ce festival et l'un d'entre nous est membre de ce que l'on appelle "Le Jury Jeunes" .

 

Riche en rencontres, ce festival pourra nous ouvrir des pistes sur nos probables futurs métiers dans le cinéma.

Océane A. et Antonin

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