Le Cirque, dernier film muet du réalisateur Charlie Chaplin, sorti en 1928 est aussi un de ses premiers longs métrages.
Charlie se retrouve une fois de plus dans la peau de Charlot, qui cette fois, est engagé dans un cirque en tant que Clown.

Comme dans tous les films de Chaplin, la maladresse du vagabond (the tramp), entraîne des gags à répétition, typique du burlesque.
De chutes en quiproquos, le film ne laisse pas le temps au spectateur de s’ennuyer, sans pour autant que cet humour soit lourd ou répétitif.

Chaplin reste l’un des maîtres du burlesque et nous le prouve encore une fois dans un milieu qui se prête tout à fait à ce genre de films.
En effet, le cirque, maison de l’humour et des clowns, héberge un humoriste «malgré lui». Gags et histoires d’amour se mêlent parfaitement pour divertir le public de tout âge.

 

 Charlot, Le cirque

Mia et Julian


 

 

 

Avant première de L'éxilé, en présence de Marcelo Novaïs Teles, réalisateur du film.

Lors de celle-ci, nous avons pu lui poser quelques questions :

Qu’est-ce qui vous a décidé à vous arrêter à cette fin là ?

            Ne trouvant pas de fin pour répondre à la première scène (dans laquelle il lit une lettre que lui a envoyé une ex et qui lui apprend qu’il est le père de son enfant), sachant que son histoire porte sur la thématique de la paternité, il a trouvé que son échange avec Mathieu Amalric (qui était une totale improvisation) semblait parfait pour clôturer son film, qu’il avait commencé à tourner 15 ans plus tôt. En effet, lors de l’écriture d’un film, Marcelo en a profité pour poser une question « existentielle » à son ami. Sa réponse fut « Le fait d’être père remet tout en question ». Il ajoute que le dernier plan est comme une sorte de blague car il oublie d’éteindre sa caméra, comme si, au bout de 15 années de tournage, il avait oublié la présence de la caméra.

Pourriez-vous dater vos plans les plus récents et les plus anciens ?

            Marcelo ne se souvient plus exactement de la date exacte de ses prises, mais il pense que la plus ancienne est celle où lui et son ami Mathieu sont en voiture. Les images du début dans Paris sont des images d’archives qu’il avait tournées à son arrivée en France pour s’entraîner à la prise de vue. En revanche, il est certain que la dernière prise est la dernière séquence du film.

Est-ce que vous avez déjà une idée du résultat final lorsque vous tournez ?

            Marcelo est d’abord un monteur, il a monté pour la télé pendant 10 ans. Lorsqu’il filme, il pense déjà au montage. Il raconte que pendant les soirées avec sa bande, les invités sont contraints de rester à leur place, c’est la caméra qui se déplace. En revanche, il y a des séquences qui sont perdues au montage. Il avait commencé à monter le film, quand son ami Mathieu lui a dit que personne ne le produirait car il était invendable. Mathieu Amalric avait créé sa maison de production (Film(s)), et a donc proposé à Marcelo de l’aider à payer la suite de la pot production. C’est aussi grâce à cet argent que Marcelo a pu engager une monteuse. Il l’a laissée complètement libre, lui disant :« Raconte moi ma vie ». Ils se retrouvent  tous les vendredi pendant 4 semaines pour discuter de l’avancée du film. « C’est bien d’écrire car on se rend compte que certaines choses ne sont pas utiles. Et au montage on regrette de ne pas avoir filmé autrement »

Le film aurait-il autant fonctionné sans ses amis connus comme Mathieu Amalric ou Olivier Broche ?

            « Ça aurait pu marcher, mais il y aurait moins de vues sans eux. Le film est ce qu’il est. D’ailleurs, il y a énormément de films qui ont beaucoup de succès sans de grands acteurs. »

Est-ce que vous pensez que votre film a eu un impact sur la vie de vos amis ?

            « Non, je ne pense pas. Quand mes amis ont vu le film ils étaient tous très émus. Je ne pense pas que mes amis croyaient que le film serait fini un jour, cela faisait tout de même 15 ans que je le tournais. »

 

Avez-vous fait des études de cinéma ?

            Il est allé à une Fac de Lettres et Arts en option cinéma pendant 6 mois. Ses cours étaient de l’histoire du cinéma mais il semblait avoir plus de connaissances que son professeur, et des analyses de films qui ne lu apportaient rien. Pour lui, la meilleure formation est d’aller voir beaucoup de films.

Pourquoi avez-vous fait du montage ?

            Dans sa bande, tout ses amies voulaient faire des films. Aimant bien le montage, c’est la voie qu’il à décidé de prendre. C’est comme cela qu’il s’est retrouvé à monter tous les films de ses amis qui eux avaient préféré la réalisation.

 

On peut voir que vous vous éloignez géographiquement de votre pays natal, mais paradoxalement vous avez du mal à vous en détacher que ce soit avec vos proches ou même la musique.

            Marcelo a tout simplement répondu qu’il aurait pu retourner au pays mais qu’il est resté en France et «c’est comme ça. » « Tous ceux qui vivent à Paris veulent être des artistes. Ici, les gens sont frustrés car ils mettent la barre trop haut, contrairement à nous les Brésiliens qui faisons les choses sans penser aux contraintes. Nous, nous sommes dans le moment présent. »

 

Il y a un paradoxe dans votre film, car vous dites à votre ami Mathieu Amalric que vous ne vouliez pas laisser d’empreintes sur terre, mais vous avez filmé 15 années de votre vie.

            « Le film est intéressant pour toutes ses contradictions. Pourquoi fait-on quelque chose de notre vie ? C’est une question très importante ! Je fais des tentatives qui fonctionnent. J’ai réalisé un film à base de photos, une photo était une séquence. Je prends plaisir à faire quelque chose et voir si ça fonctionne. C’est le paradoxe de dire « ça ne sert à rien, mais je le fais quand même. »

Marcelo Novaïs Teles, au milieu du groupe.

 


 

Eva et Valentine

 

Que Dios Nos Perdone est un thriller réalisé en 2016 par Roberto Sorogoyen. Une femme âgée est retrouvée morte, violée devant son appartement. Deux inspecteurs, Velarde et Alfaro, sont chargés de l’enquête. Lorsque d’autres femmes âgées sont retrouvées mortes et violées chez elles, aucun doute n’est alors possible : un tueur en série, « violeur de mamies », sévit à Madrid. Le long-métrage retrace ainsi le déroulement de l’enquête et la vie des inspecteurs jusqu’au terme de l’affaire. Le film semble ainsi séparé en deux parties : l’enquête, où les spectateurs cherchent, en même temps que les inspecteurs, le coupable ; et la résolution progressive, où l’on sait qui est le tueur mais où l’on attend seulement de l’appréhender.
Le film est très bien imaginé, empli d’un suspens constant, y compris dans sa seconde partie où le spectateur suit l’enquête, désirant que le meurtrier soit arrêté, et ce sans jamais se lasser de la longueur relative du long-métrage. Quelques temps de pause accroissent encore ce suspens en laissant le spectateur dans l’attente, de même que les divers indices disséminés tout du long. Jusqu’à la révélation de l’identité du meurtrier, on soupçonne autant les enquêteurs que les autres personnages, sans jamais vraiment savoir d’où vient le danger. Et pour cause, les rôles s’entremêlent. Qui incarne réellement le danger, qui menace qui ? Les personnages se superposant créent la profondeur de leurs vies. L’histoire du fils, adorateur de sa mère et prêt à commettre les pires crimes n’est pas sans rappeler la véritable histoire d’Edouard Gein, lui-même un célèbre tueur en série ayant inspiré bon nombre de chef d’œuvre dont nous pouvons citer notamment Psychose d’Alfred Hitchcock.
On remarque tout de même une très légère ombre au tableau avec quelques petites incohérences scénaristiques dans l’enquête, mais cela ne dérange aucunement le déroulement du scénario, d’autant que cela lui permet de se poursuivre.
Que Dios Nos Perdone est un excellent film de genre doté d’une mise en scène très travaillée, montrant un côté plus sombre d’une ville qu’on voit habituellement plus lumineuse. On observe l’envers du décor, à la fois du point de vue des enquêteurs et du tueur. Le travail sur la psychologie des personnages est très élaboré et donne un aspect plus profond à un film au scénario déjà excellent. Nous ne pouvons que conseiller cette œuvre époustouflante et bouleversante.


Zoé, Kinnie et Capucine


 

Lundi 04 décembre 2017 :

Nous allons à Blois pour un séjour scolaire à l'occasion du festival du film, Cap Sur Le Monde pour sa troisième édition, du 04 au 12 décembre 2017, mais nous repartirons le samedi 09 décembre.
Nous sommes 45 élèves du lycée Rotrou de Dreux, pour beaucoup en terminale et première spécialité cinéma, ainsi que quelques élèves d’option facultative et 5 professeurs dont 3 de l’option cinéma du lycée. Nous avons pu déposer nos valises en salle de cinéma le matin à 8 heures, ensuite nous avons assisté à nos cours comme tous les lundis matin puis à 13 heures 30 nous nous sommes tous rejoints en salle cinéma pour récupérer nos valises et nous préparer à partir.
Nous embarquons dans le car direction Blois vers 13 h 50 et démarrons vers 14 h 05 , un voyage de 2 heures environ dans une ambiance mi-festive mi-somnolente - les élèves en ont profité pour prendre un maximum de sommeil avant le début de la 3ème édition du Festival Cap sur le monde.
Arrivée vers 16 h 20, nous découvrons notre hôtel, qui nous aidera à survivre à un rythme effréné.
Après que les professeurs nous aient donné le matériel de survie nécessaire ainsi que les accréditations, nous partons à pied pour rejoindre le cinéma les Lobis, dans le centre ville de Blois, où nous allons passer la plus grande partie de notre séjour. Nous ferons tous les matins et tous les soirs ce trajet d'environ 20 minutes à pied. Une fois arrivés, nous découvrons la salle, qui se situe à côté du cinéma, elle nous est réservée pour la semaine pour prendre nos repas et travailler. L’ouverture du festival est lancée avec le film de Marcelo Novaïs Teles :L’éxilé, (2017) avec Mathieu Amalric et Olivier Broche. A l’issue de la projection nous avons pu poser nos questions au réalisateur. A la fin de cette grosse journée nous sommes rentrés vers 23heures à l'hôtel et nous sommes allés nous coucher, déjà très fatigués !

 

Mardi 05 décembre 2017 :

Premier réveil à l’hôtel pour les élèves ainsi que les professeurs de l’option, nous partons à 8h30 en direction du cinéma pour rencontrer plus longuement le réalisateur de l'Exilé qui répond à nos interrogations sur son long métrage. Après cette séance de questions réponses, nous enchaînons sur The Circus de Charlie Chaplin réalisé en 1928. Après la séance et le déjeuner, nous nous attelons à notre première séance d’écriture, nos textes serons publiés sur le site du lycée. A 14H, nous allons voir Que Dios Nos Perdone, film espagnol réalisé par Rodrigo Sorogoyen en 2017. A la sortie du film, nous enchaînons avec une seconde séance d’écriture.

(à suivre...)

Tom, Tom ,Louise, Elisa, Tina, Anais