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PREMIERS PAS CRITIQUES DE L'OPTION CINÉMA À POITIERS

 

Sensible et sublime

 

 

Expérience sensible sublime, The Land That Rises and Descends de la Finlandaise Moona Pennanen, en compétition au Poitiers Film Festival, est un court métrage documentaire sur la matière qui laisse le temps de pénétrer dans le décor. À la manière de The Assassin de Hou Hsiao-hsien, c'est la longueur qui immerge le spectateur et amène à une prise de conscience du temps réel. Le film nous happe lors d'un moment de suspens sans attache visuelle ou narrative particulière et notre appréciation du temps réel correspond à celle du film. Le temps devient réel par la suspension. Peu de films y parviennent ; Aguirre de Werner Herzog ou Apocalypse Now de Francis Ford Coppola en sont de bons exemples. Ces plans à la limite du mystique sur ces pierres parviennent à nous captiver.  Joseph (TG7)
 

 

"Si tu ne veux pas être noyé, sois un océan"

 

 

One Thousand and One Attempts to Be an Ocean est un documentaire expérimental de 12 minutes qui nous vient de l'école française du Fresnoy. Au commencement de cette œuvre de Yuyan Wang, il y a des vidéos qui s'enchaînent : des paysages en particulier, des milieux aquatiques, l'océan. On a un point de vue interne, dans l'eau, puis externe, au-dessus de l'eau.  Des voix off peuvent être interprétées de différentes manières.  J'ai l'impression que ce qu'elles disent se dégrade au fur et à mesure : "breakfast", "party tonight", "wanted to die", "working too late"… Au fur et à mesure que le court-métrage continue, l'enchaînement des vidéos s'accélère, ainsi que les voix, et on a la sensation de se rapprocher pour regarder minutieusement, comme avec un microscope. C'est intense et on reçoit un grand flux d'informations en même temps. Ce film m'a inspirée car il parle de l'eau, motif qui me passionne. De plus, l'accumulation d'images donne un côté intense d'immersion totale qui m'a envoûtée. Amélia (1G6)

 

Touchant et troublant

 

 
Forastera de Lucia Aleñar Iglesias, est un film de la Columbia University School of the Arts. Il joue sur la psychologie de ses personnages, dont la mentalité est singulière. En cause, le très probable Alzheimer du grand-père, qui, avec son incapacité à comprendre le réel, m'a fait éprouver un sentiment d'empathie. La jeune Antonia, sa petite fille, va être amenée à jouer auprès de lui le rôle de sa grand-mère. Ce choix touchant est aussi très troublant. Il dénote une grande affection entre les deux personnages mais cette relation interroge et est presque choquante. J'ai trouvé le court métrage intéressant, avec une vraie réflexion. En effet, le "jeu" entre le grand-père et sa petite fille, mis en place avec le port de la robe, certains gestes (le massage des pieds) et certaines postures (avec la cigarette), semble créer un film à part, dans le film. Les cadrages centrés, surtout sur le canapé, en plus du manque de dialogue, emprisonnent les personnages dans une bulle solide, encore plus accentuée par la timidité d'Antonia.Pourtant, cette intimité et cette solitude seront dissipées par le dernier plan, où Antonia, enfin, est montrée avec ses amis. Kilian (1G7)