Avec El verano del leon electrico de Diego Céspedes, le spectateur plonge dans une histoire de famille et de mariage au Chili.
Si le court-métrage ne regorge pas de longs dialogues, le réalisateur est là pour laisser parler les personnages à l'aide de ses images et de leurs silences.

Inspiré d’une histoire vraie, le film raconte l'histoire d'une jeune fille qui est destinée, et même contrainte, à devenir la septième femme du Leon, un prophète. Elle est promise et préparée par sa mère, mais son frère, lui, n’approuve pas cette union qui les séparera bien qu'il ne puisse rien y faire. Enfermés dans leur maison malgré l’été, ils profitent de leurs derniers instants de complicité.
La résistance essaye alors de s'organiser : le petit frère tente d’obtenir de l’aide, la tante cherche à garder les enfants (elle est effacée, floue dans le seul plan où elle apparaît, mais évoquée par les paroles). L’électricité, élément qui oppose les enfants aux adultes, file la métaphore de l’idée de rébellion à travers le sèche-cheveux tombant en panne ou le ventilateur dont les pales représentent une cage. Le titre du film est tout aussi évocateur : malgré l’été, l'ombre règne à l'intérieur l’intérieur de la maison. Et lorsque la jeune fille sort, c’est pour rencontrer le lion. Elle va se faire dévorer. Ce sera la cérémonie de son mariage.
Le dernier plan, tragique, ne sera que l'évocation d'un lien à jamais brisé.

Priscilla, Axèle et Arthur

 

Nous avons eu la chance d'assister à la séance "SO FRENCH", l'une des plus courues du festival de Poitiers !
Arthur, élève du lycée Rotrou, faisait même partie du jury jeunes qui a été amené à élire un des titres proposés. Un grand honneur pour notre établissement.



Arthur, par Valentin

9 courts métrages ont été montrés. Parmi eux, The Ostrich Politic (primé par les jeunes), La Peau dure et Wild Love, qui nous ont beaucoup plu. Tous ces courts métrages sont réalisés par des étudiants français, 4 d'entre eux étaient présents à cette soirée. 4 prix ont étés distribués, dont le prix du jury lycéen et le prix du public.
Les films étaient très divers et variées sur tes thèmes différents. Qu'il s'agisse de fictions ou de documentaires, d'animations ou de prises de vues réelles, ces films d'écoles françaises défendent des causes importantes comme la liberté d'opinion. D'autres nous divertissent pour notre plus grand plaisir.
Une sélection d'une belle qualité et d'une grande diversité qui révèle des écoles comme La Fémis, le Fresnoy, Les Gobelins ou l'ENSAD.

Ecrit par Mathis, Mathilde et Raymond

 

La dernière vie de Simon est un film fantastique de Léo Karmann que nous avons vu en avant-première. C’est l’histoire de Simon, un orphelin de 8 ans qui dispose d’un pouvoir secret. Et si son pouvoir lui permettait enfin d’accomplir son rêve : trouver une famille ?

Ce projet a mis 8 ans a aboutir depuis la première ligne de synopsis jusqu’à sa finition. La raison de cette longue attente est due principalement à des difficultés de production. En effet, ce film n’a pas les caractéristiques d’un film habituellement produit en France. Le réalisateur raconte qu’on lui aurait même dit « le scénario est super, on l’aurait prit si le réal était coréen ». D’ailleurs le cinéma Coréen mélange les genres, tout comme dans La dernière vie de Simon où nous passons par toutes les émotions. Il déplore que des films du genre fantastique qu’il apprécie ne puissent pas être produits facilement en France et que malgré le fait que de grandes écoles se trouvent ici, les réalisateurs ayant des envies de fantastique doivent souvent aller dans un autre pays. Il fait remarquer le paradoxe entre ce que les producteurs veulent produire et ce que les techniciens et les spectateurs veulent voir et créer. Ce long métrage honore les films de Steven Spielberg avec de nombreuses références comme la musique composée par Erwann Chandon. Cette musique participe à l’ambiance fantastique du film tout comme les décors avec la maison perdue entre forêts et falaises. Ce film a pour principale thématique l’adolescence, l’envie d’être quelqu’un d’autre et donc la difficulté de se trouver soi-même. Les performances des acteurs ont retenu notre attention car ils sont plusieurs a interpréter le même personnage, Simon, et pourtant ils réussissent à garder une continuité au niveau du jeu.
C’est donc pour ces raisons que nous avons beaucoup aimé ce film et c’est sans surprise que nous vous conseillons de vous rendre dans les salles de cinéma pour le voir, la sortie est prévue pour le 5 février 2020...

Anouk et Manon

 

Patrick Imbert est un réalisateur de films d'animation, qui a reçu un César en 2018 pour le film Le Grand Méchant Renard.

Partick Imbert (photographie : Valentin)


Ce mercredi 3 décembre, nous avons eu la chance de découvrir cet homme et ce métier lors d'une Masterclass.
Après avoir étudié à l'école Les Gobelins, Imbert a travaillé avec Benjamin Renner, sur la réalisation de Ernest et Célestine qui raconte l'amitié entre une souris et un ours… démontrant que différentes classes sociales peuvent cohabiter.
Nous avons aussi appris que le processus de création d'un film d'animation est extrêmement long (environ 2 ans) : Patrick Imbert a même arrêté de compter le temps dans ses projets.
La rencontre avec ce grand professionnel a été l’un des grands moments du festival : sans nul doute, des vocations sont nées aujourd’hui !

Corentin, Antoine, Yassine et Albert