Swatted est un mélange de documentaire et d’animation sorti en 2018 et réalisé par Ismael Chandoutis. Dans ce court métrage on nous explique le concept du swatting : appeler la police, le SWAT qui est l’unité spéciale d’intervention des forces de l’ordre, chez une personne afin de lui faire un canular de mauvais goût.
On nous montre des interviews de plusieurs ‘streamers’ : des personnes qui se filment en direct sur internet durant une partie de jeux vidéo. Il y a dans ce film de l’animation avec des représentations de parties de jeu vidéo avec des textures qui font beaucoup penser au film Tron de Steven Lisberger.

Ces streamers nous racontent donc cette expérience cauchemardesque : ce choc vécu en direct avec ces policiers qui débarquent chez eux arme au poing. Le plus souvent ce sont des hackers qui récoltent des informations sur le streamer ciblé.
Le film nous raconte tout cela à travers des interviews des victimes et des extraits d’appels de swatteurs qui contactent la police, on peut d’ailleurs remarquer que ces derniers ont un très bon jeu d’acteur qui fait peur de par son réalisme, on les entend par exemple pleurer en disant qu’ils ont tué leur mère sans le vouloir et c’est presque angoissant même quand on sait que c’est faux.

Pour finir on nous montre dans ce court métrage une communauté assez toxique qui s’amuse pour son propre plaisir à gâcher la vie de ces streamers. Swatted aborde ainsi un sujet intéressant et peu commun au cinéma.

Luc et Tom

La Dernière Vie de Simon est un long métrage français réalisé par Leo Karmann. Nous avons eu la chance de le voir en avant-première car il devrait sortir en 2020. L’écriture du scénario a mis huit ans. Le rôle principal, celui de Simon, a été interprété par 15 acteurs... car c’est un personnage qui a le pouvoir de se transformer en toutes les personnes qu’il touche. Les acteurs principaux sont Benjamin Voisin, Martin Karmann et Camille Claris.

Dans ce film fantastique, on peut très vite remarquer le style de Léo Karmann ; en effet de très nombreux plans sont des travellings qui apportent une douceur remarquable. Les jeux avec la lumière sont très présents aussi, le réalisateur varie les ambiances en changeant facilement de couleur, passant du rouge au bleu, ce qui reste néanmoins naturel et agréable. La musique joue également un rôle majeur dans ce long-métrage : elle est bien choisie, féerique, et transmet des émotions fortes. Le réalisateur a voulu faire ce film pour partager la dure étape de l’adolescence, pendant laquelle on veut être n’importe qui d’autre que soi-même. Les nombreuses transformations de Simon sont le plus souvent suggérées. À l’opposé, la maladie de Madeleine, la petite sœur, permet de ne jamais oublier sa faiblesse. Grâce a son pouvoir, Simon pourra peut-être la sauver. Pourtant, la leçon du film est peut-être la suivante : lorsqu’on grandit, c’est être soi-même qui devient la priorité.

Flore et Matéo

The Lunchbox, déjà montré chez nous à Cinéclic il y a 3 ans, est le premier long métrage de Ritesh Batra ; c’est une fiction indienne sortie en 2013.
Le film nous raconte l’histoire d’une femme qui cherche à ne plus être invisible aux yeux de son mari. C’est le repas qu’elle prépare pour lui tous les matins qui va lui servir de moyen de communication. Elle confie cette lunchbox au service de livraison qui dessert toutes les entreprises de Mumbai. Mais celle-ci est remise accidentellement à Saajan, un homme solitaire, veuf et proche de la retraite .
L’héroïne décide alors de faire une enquête sur la destination de sa lunchbox. Elle décide ainsi d’écrire une lettre pour son destinataire. Ils vont ainsi entretenir une correspondance. Un lien imprévu se crée ainsi entre ces deux personnages
Les lettres sont symboliques; c’est le partage, la liberté d’expression, mais aussi la confession à un inconnu qui ne peut en aucun cas nous juger. Elle s’accroche à lui, et lui à elle : au début, les lettres importent peu à Saajan, mais la lunchbox devient vite un plaisir sentimental autant que gustatif. Si l’on devine que cet amour restera impossible, le film est très touchant et poétique, suscitant l’attachement à deux beaux personnages.

Olivia et Lou Ann

Avec El verano del leon electrico de Diego Céspedes, le spectateur plonge dans une histoire de famille et de mariage au Chili.
Si le court-métrage ne regorge pas de longs dialogues, le réalisateur est là pour laisser parler les personnages à l'aide de ses images et de leurs silences.

Inspiré d’une histoire vraie, le film raconte l'histoire d'une jeune fille qui est destinée, et même contrainte, à devenir la septième femme du Leon, un prophète. Elle est promise et préparée par sa mère, mais son frère, lui, n’approuve pas cette union qui les séparera bien qu'il ne puisse rien y faire. Enfermés dans leur maison malgré l’été, ils profitent de leurs derniers instants de complicité.
La résistance essaye alors de s'organiser : le petit frère tente d’obtenir de l’aide, la tante cherche à garder les enfants (elle est effacée, floue dans le seul plan où elle apparaît, mais évoquée par les paroles). L’électricité, élément qui oppose les enfants aux adultes, file la métaphore de l’idée de rébellion à travers le sèche-cheveux tombant en panne ou le ventilateur dont les pales représentent une cage. Le titre du film est tout aussi évocateur : malgré l’été, l'ombre règne à l'intérieur l’intérieur de la maison. Et lorsque la jeune fille sort, c’est pour rencontrer le lion. Elle va se faire dévorer. Ce sera la cérémonie de son mariage.
Le dernier plan, tragique, ne sera que l'évocation d'un lien à jamais brisé.

Priscilla, Axèle et Arthur

 

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